Depuis des années, la situation de la filière automobile devient critique.

Partout sur le territoire, les signaux sont au rouge : fermetures d’usines, suppressions d’emplois, délocalisations, dégradation des conditions de travail, pression permanente sur les salariés.

Derrière ces décisions, ce sont des réalités humaines très concrètes : des familles fragilisées, des territoires abandonnés, des savoir-faire qui disparaissent. Pendant ce temps, les grands groupes continuent de toucher des milliards d’euros d’aides publiques… sans véritables contreparties pour l’emploi ou pour l’avenir industriel. Et les donneurs d’ordres imposent leur logique : celle du profit immédiat. Aujourd’hui, ils ont un véritable droit de vie ou de mort sur toute la chaîne de sous-traitance.

Nous l’avons vu avec : les Fonderies du Poitou, MBF, la SAM… et malheureusement cela continue. Chez Forvia, des centaines de salariés restent sans visibilité sur leur avenir. Chez Flex-N-Gate, les difficultés s’accumulent. Chez JTEKT, l’avenir industriel est, lui aussi, menacé.

Dans les grands groupes, la situation n’est pas plus rassurante : arrêt de production à Poissy, transfert d’activités à Vesoul, menaces de rachat par un groupe chinois sur plusieurs sites européens dont La Janais près de Rennes.

Chez Renault, jusqu’à 20 % des emplois dans l’ingénierie pourrait disparaître d’ici 2028.

C’est toute notre capacité d’innovation et notre avenir industriel qui sont remis en cause. Car, quand nous parlons de la filière automobile, nous parlons en réalité d’un ensemble beaucoup plus large. Derrière chaque véhicule produit, il y a : la sidérurgie, l’électronique, la logistique, les équipementiers. C’est toute une chaîne industrielle aujourd’hui fragilisée. Ces filières ne sont pas secondaires : elles sont essentielles.

Sans acier, sans composants électroniques, sans salariés qualifiés, il n’y a pas de voiture, il n’y a pas d’industrie, il n’y a pas d’avenir industriel automobile pour nos territoires.

Face à la désindustrialisation organisée, nous devons construire le rapport de forces !

 

Pour défendre nos EMPLOIS, défendre nos USINES, défendre nos SAVOIR-FAIRE, défendre notre PROPOSITION DE LOI DONNEURS D’ORDRES/ SOUS-TRAITANTS, stopper la casse industrielle, imposer des contreparties aux aides publiques, défendre une VÉRITABLE POLITIQUE INDUSTRIELLE ET SOCIALE !

Rien ne nous sera donné. Chaque droit obtenu par les travailleurs l’a été par la lutte. Alors aujourd’hui, la question est simple : Est-ce qu’on subit ? Ou est-ce qu’on agit ?

TOUS ENSEMBLE LE 16 JUIN !
SALARIÉS, SOUS-TRAITANTS, INDUSTRIELS : MÊME COMBAT !

Tract_FTM_CGT_RASSEMBLEMENT POISSY_16_Juin_2026