Echo du NEGOS

 

MINIMA I/C – ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE ET ÉCARTS DE REMUNÉRATION
HOMMES/FEMMES – AGENDA SOCIAL
Trois sujets à l’ordre du jour de cette réunion.
1/ Salaires minima des ingénieurs et cadres pour 2018
Une présentation liminaire de la conjoncture économique réalisée par l’UIMM a fait état de la bonne vitalité de l’économie française. Tous les voyants sont au vert pour les entreprises de la métallurgie.
La CGT a fait remarquer qu’une donnée manquait dans ce tableau : le niveau record de dividendes versés par les entreprises en 2016. Pour la CGT, l’attractivité des métiers de la
métallurgie est fortement liée au niveau des salaires, aussi la CGT revendique une
augmentation de 4% pour 2018, assortie d’un rattrapage de l’important retard pris ces
dernières années, rattrapage de l’ordre de 10% à étaler sur trois ans.
Après un tour de table, l’UIMM n’a pas fait de proposition chiffrée et a déclaré attendre la
prochaine réunion prévue le 9 janvier 2018.
2/ Bilan de l’accord national Egalité professionnelle et écarts de rémunération
hommes/femmes
Après la présentation de l’étude biennale de l’APEC sur les écarts de rémunération entre les
femmes et les hommes dans la métallurgie, un constat s’est largement imposé : depuis 2008 un
écart d’environ 4% persiste et perdure en défaveur du salaire des femmes.
La CGT a également insisté sur les insuffisances de cette étude et de l’accord de branche qui se
contentent de comparer des situations à l’instant « T » d’hommes et de femmes ayant occupé
un même coefficient dans la grille. L’accord de branche ne permet pas à l’APEC dans son étude
de comparer le déroulement de carrière des femmes et des hommes embauchés dans une
même période et dans des conditions proches. Or, la CGT l’a rappelé, l’égalité professionnelle
est un tout qui ne peut être limité à l’égalité salariale. Il est nécessaire de se pencher sur l’égalité
promotionnelle. Pour cela, la CGT a proposé d’expérimenter dans la branche un outil de
mesure d’éventuelles différences de traitement dans la carrière des hommes et des femmes,
outil déjà porté devant le Ministère du travail par l’ensemble des confédérations syndicales. La
CGT a également rappelé la nécessité d’avoir dans la métallurgie une position ferme sur les
situations de harcèlement sexuel dont peuvent être victimes les salariées.
3/ Agenda social 2018
Au-delà des négociations relatives à l’évolution du dispositif conventionnel déjà programmées,
cette réunion était l’occasion de compléter l’agenda social 2018.
La CGT a proposé d’ouvrir rapidement des discussions sur la prévention et la réparation de la
pénibilité, sur l’égalité professionnelle et sur le droit syndical. Dans le cadre du Dialogue
économique, la CGT a proposé de compléter les échanges sur l’usine du futur et ses impacts sur
l’emploi, mais aussi de faire le point sur la réalité des investissements dans les entreprises de la
métallurgie ainsi qu’un état des lieux du recours à l’emploi précaire et son impact sur les
entreprises. Nous avons également demandé l’ouverture de discussions, suite aux ordonnances
Macron, des moyens et prérogatives des IRP. Enfin, la CGT a rappelé la nécessité de reprendre
la négociation sur les classifications.
Après un tour de table, l’UIMM a rappelé les obligations légales ou conventionnelles pour
2018 que sont la négociation des minima ingénieurs et cadres, l’observatoire de la négociation
collective et la commission de l’agenda social. L’UIMM a également fait part de son intention
de négocier rapidement la mise en œuvre dans la branche des contrats de chantier et ceci, en
dehors du cadre fixé pour l’évolution du dispositif conventionnel ; ce qu’elle considère
possible alors qu’elle le refuse systématiquement pour les sujets abordés par les organisations
syndicales (droit syndical, moyens des représentants du personnel dans le futur Comité social
et économique, pénibilité, égalité professionnelle…).