Communiqué de presse de la Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT
Une nouvelle fois, la direction de Stellantis annonce froidement des milliards d’euros « d’économies » et une baisse massive des capacités de production en Europe de plus de 800 000 véhicules d’ici 2030. Derrière les discours technocratiques sur la « reconversion » et les « partenariats stratégiques », la réalité est limpide : ce sont encore les travailleurs qui vont payer l’addition.
Après avoir accumulé plus de 50 milliards d’euros de bénéfices depuis la création de Stellantis en 2021, le groupe veut désormais économiser 6 milliards d’euros supplémentaires par an d’ici 2028. Pour la CGT, cela signifie une nouvelle casse industrielle et sociale : suppressions d’emplois, précarisation, intensification du travail, dégradation des conditions de travail et abandon programmé de plusieurs sites industriels.
La direction prétend vouloir « préserver les emplois ». Personne n’est dupe !
À chaque plan de compétitivité, ce sont des milliers d’emplois supprimés, des intérimaires sacrifiés, des sous-traitants étranglés et des salariés poussés toujours plus loin physiquement et psychologiquement.
La situation du site de Poissy est emblématique du mépris de Stellantis pour les salariés français. Alors que le groupe acte officiellement l’absence d’un nouveau véhicule attribué au site, après l’Opel Mokka, la CGT revendique immédiatement l’attribution de la future E-car à Poissy dès 2028. Il est hors de question que le site soit vidé progressivement de son activité au profit d’une logique purement financière.
Même logique à Rennes, où Stellantis annonce une joint-venture avec le constructeur chinois Dongfeng pour produire un second véhicule de la marque VOYAH.
La CGT le dit clairement, aucune coopération industrielle ne doit servir de prétexte à contourner les droits des salariés, à casser les statuts ou à dégrader les conditions de travail.
Si ce projet voit le jour, il doit obligatoirement s’accompagner :
- D’un plan d’embauches massif ;
- De la titularisation immédiate des intérimaires ;
- Du maintien de tous les emplois des sous-traitants et équipementiers ;
- De garanties fermes sur les conditions de travail et les salaires.
La CGT refuse que les travailleurs soient mis en concurrence entre les sites, entre les pays ou entre les salariés de Stellantis et ceux des entreprises sous-traitantes. Les milliards générés par leur travail doivent servir à développer l’emploi, les salaires, les formations et l’avenir industriel, et non pas à enrichir les actionnaires.
Aucune usine ne doit fermer, aucun emploi ne doit être sacrifié !
Face à cette offensive brutale de la direction de Stellantis, la CGT appelle l’ensemble des
salariés de la filière automobile à construire un rapport de forces massif.
TOUS MOBILISÉS LE MARDI 16 JUIN 2026 À 12H DEVANT LE SIÈGE DE STELLANTIS 2, BOULEVARD DE L’EUROPE A POISSY
Pour :
- Le partage de la production entre tous les sites ;
- Un véritable plan d’embauches ;
- Des garanties industrielles pour tous les sites ;
- L’amélioration immédiate des conditions de travail ;
- L’arrêt des suppressions d’emplois et de la précarité.
Les salariés ont créé les richesses du groupe ; Ils doivent décider de leur avenir !
CONTACT PRESSE :
Denis BREANT :
06.87.62.51.79
Montreuil, le 22 mai 2026