Après le vote positif de la PPL sur la nationalisation d’ArcelorMittal à l’Assemblée nationale le 27 novembre 2025, le texte a été débattu ce mercredi 25 février 2026 au Sénat.
Sans grande surprise, les sénatrices et sénateurs de droite et de renaissance ont rejeté le texte, le RN quant à lui a tout simplement brillé par son absence. Au-delà de ce vote anecdotique, le plus important est de souligner la mobilisation et la solidarité de toute la CGT lors de ce rassemblement des ArcelorMittal devant le palais du Luxembourg. Nous étions 300 à revendiquer la nationalisation d’ArcelorMittal et à exiger une véritable politique industrielle, afin de préserver notre souveraineté, nos usines et nos emplois. Au-delà des enjeux de la Sidérurgie et du groupe ArcelorMittal c’est toute l’industrie que nous défendons, il ne peut y avoir d’industrie sans la capacité pour notre pays de produire de l’acier.
Les politiques doivent prendre leurs responsabilités et arrêter d’offrir des cadeaux à Mittal qui ne fait que délocaliser et licencier depuis son OPA en 2006 sur Arcelor. Le gouvernement et la droite estiment que la nationalisation ne règlera pas les difficultés structurelles de la Sidérurgie. Pourtant, les aides publiques et le contrat sur les prix de l’énergie récemment signé avec EDF n’empêchent pas Mittal de poursuivre sa politique de destructions d’emplois en France, qui sont au nombre de 1000 en 2025, avec une dernière annonce de 5650 suppressions de postes en Europe dont 1650 sur le territoire national.
La FTM CGT et la CGT ArcelorMittal continueront sans relâche le travail engagé depuis plusieurs mois. Le retour de la loi le 11 juin prochain, à l’Assemblée nationale, sera la dernière étape dans le processus législatif. Nous mettrons toutes nos forces pour mobiliser, convaincre les salariés, les populations et les politiques pour gagner cette lutte.
La FTM CGT et la CGT ArcelorMittal croient en ce projet jugé vital pour l’avenir de l’industrie française.
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