La mobilisation qui fait suite à la grève du 29 septembre et au mouvement de la jeunesse a été énorme. Ce samedi 17 octobre, quelques 800 000 personnes ont manifesté dans toute la France. Les cortèges rappelaient ceux contre la réforme des retraites en 2023 et leur diversité avec des manifestants de tous âges, des lycéens, des retraités, du public et du privé, des manifestations aussi bien dans des centres-villes, les quartiers populaires, ou dans les campagnes.
De nombreux jeunes ont pris la tête des cortèges, notamment à l’appel de l’intersyndicale jeunes en faveur des dix mesures d’urgence pour la jeunesse portées par l’Union étudiante, l’Unef, la Fage et l’USL. Alors que tout a été fait par le gouvernement pour segmenter et séparer, des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées
autour de leurs revendications.
L’urgence, aujourd’hui, est d’apporter une réponse à la jeunesse sur la rénovation des bâtiments, le recrutement d’enseignants et la suppression de Parcoursup, mais aussi aux travailleurs et retraités sur les salaires, les pensions et le pouvoir d’achat.
Un nouvel appel aux rassemblements des organisations lycéennes est prévu ce samedi 24 octobre 2026.
Le dernier message télévisé d’Emmanuel MACRON ne répond en rien aux attentes exprimées et aux enjeux politiques. Le gouvernement n’a jamais été aussi fragilisé.
On entend beaucoup parler de violence, mais cette violence est le résultat de son échec puisque cela fait pratiquement 10 ans que la population est méprisée, réprimée à coup de 49,3 comme par exemple sur la réforme des retraites, alors que des millions de personnes défilaient dans les rues. La colère a toujours été et reste présente
dans la tête des travailleurs.
L’efficacité, c’est la massification de la mobilisation. La stratégie de l’exécutif, est de parler des 1 % qui sont violents contre les 99 % qui manifestent dans le calme, la bonne humeur et la détermination.
Le droit de manifester doit être rétabli et le gouvernement doit laisser les syndicats organiser les cortèges qu’ils ont la capacité de sécuriser, en protégeant les manifestants.
La FTM-CGT dénonce la violence qui sert le gouvernement et l’extrême droite, qui stigmatise et dessert le mouvement syndical. Cette violence divise la population et le salariat. Elle fait le jeu de « l’ordre » et du grand patronat, et surtout, cherche à empêcher l’amplification de la mobilisation qui est la clé pour gagner.
Notre objectif maintenant est bien d’ancrer la lutte dans les entreprises, notamment pour la réouverture de négociations salariales, la défense de nos emplois industriels, en construisant collectivement des initiatives pour appuyer les revendications.
Nous appelons les syndicats CGT de la métallurgie, partout où cela est possible, à faire grève ce samedi 24 octobre 2026 et participer aux rassemblements prévus dans les territoires pour porter nos
revendications : SALAIRES, EMPLOI et DEFENSE DE NOS INDUSTRIES.
L’objectif est bien d’amplifier le mouvement en bloquant l’économie dans nos entreprises.
Cette action sera un tremplin à notre journée d’action intersyndicale du public et du privé, des jeunes et des retraités du 5 novembre prochain.

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